Comment fonctionne le compostage rotatif ?

comment fonctionne compostage rotatif

Les particuliers l’ont remarqué, le ramassage des ordures ménagères est devenu moins fréquent ; le but étant de limiter le gaspillage alimentaire, mais aussi de gérer à la source ce que l’on appelle les biodéchets.

Pour cela, acheter un composteur s’avère indispensable. Mais quel modèle choisir ? Pourquoi pas le composteur rotatif ?

Composteur rotatif : de quoi parle-t-on ?

Au contraire du composteur traditionnel dont l’emplacement doit être judicieusement choisi car difficile à déplacer, le composteur rotatif est un contenant de forme ronde ; ressemblant un peu à une bétonnière et sur roues.

La ressemblance ne s’arrête pas là, puisqu’au lieu de retourner le compost de manière régulière à l’aide d’une fourche, afin de l’homogénéiser et d’accélérer le travail de décomposition des éléments qu’il contient, ce qui n’est parfois pas évident, le composteur rotatif comme son nom l’indique peut être retourné à la main grâce à une manivelle.

Pour y parvenir, il est évident qu’il n’a pas une grande contenance (environ 100 litres), il est une solution pratique pour les extérieurs qui ne dépassent pas 200m². Cette superficie permet de profiter pleinement du bon air, pendant la saison estivale, tout en ne demandant pas beaucoup d’entretien.

Le fait de mettre un composteur offre la possibilité de gérer le résultat des différentes tailles d’arbustes et de plantes, les tontes ; s’il y a une partie pelouse ; et les déchets alimentaires.

Il est évident que si cela peut convenir à des particuliers, cela ne sera pas forcément le cas des entreprises. Ces dernières et ce, quelle que soit leur taille, depuis 2023 sont tenues de gérer leurs biodéchets, ce qui les pousse forcément à s’intéresser au compostage et aux solutions existantes sur le marché.

Où trouver un bon composteur et quels critères regarder ?

Si le composteur rotatif avec sa manivelle semble parfait pour obtenir un mélange des déchets organiques et des végétaux bien homogène, cela ne change rien au fait qu’il faille attendre plusieurs mois avant que ces déchets puissent être utilisés pour enrichir la terre du jardin.

En ce qui concerne les entreprises, les besoins sont tout autres, notamment en termes de capacité. Certaines structures génèrent chaque année plus de 5 tonnes de biodéchets. Cela a un impact sur le réchauffement climatique et enfouir autant de déchets crée de la chaleur en produisant beaucoup de méthane.

Limiter les déchets organiques est donc une première manière d’agir, mais les collecter à la source en est une autre.

Pour autant, même si des composteurs sont en place, il serait totalement contreproductif que des camions viennent tous les jours pour procéder à la collecte.

Heureusement, des structures ont une vision plus globale : non seulement, elles sont en capacité de fournir des solutions en termes de composteurs, mais aussi proposent une collecte moins fréquente à déterminer, selon les besoins réels, afin de pouvoir évacuer les biodéchets qui pourront être valorisés dans les jardins, dans les espaces verts au lieu d’être brûlés ou encore enfouis.

Si le fait de les enterrer, comme dit, est une mauvaise idée, on s’est rendu compte que la plupart des biodéchets sont composés d’eau à 80%. Or, brûler quelque chose qui est humide demande plus de temps, consomme davantage, dégage plus de fumée ; soit tout pour augmenter la catastrophe écologique.

Par contre, attendre que le compost soit mûr, pour reprendre l’expression consacrée, pour pouvoir réutiliser ce que l’on considère comme des déchets : voilà une solution qui intéresse et apporte une vraie réponse en matière d’environnement.

Alors que certaines personnes voient cela comme une contrainte, il faut donc considérer que nous pouvons tous agir pour la planète, à notre petite échelle, avec nos propres déchets et que des solutions existent même pour les besoins des entreprises françaises.